Conflits

Les conflits peuvent être physiques, verbaux et même non verbaux (par exemple, lancer un regard noir à quelqu’un). Les conflits peuvent survenir entre des amis, des connaissances, des gens qui ne s’aiment pas, des gens qui sortent ensemble, ou encore avec des enseignants et d’autres membres du personnel de l’école. Il arrive que les conflits soient positifs, c’est-à-dire qu’ils contribuent à résoudre un problème et passer à autre chose avec une personne. Cependant, ils peuvent aussi être inutiles et négatifs.

Les conflits négatifs portent plusieurs noms : intimidation, harcèlement, scènes, menaces, rancune et ainsi de suite. Lorsqu’une personne te provoque, c’est normal de vouloir te défendre. Certains gars utilisent cette réaction naturelle comme excuse pour se mettre en colère et être agressif. Il est important de séparer la colère du conflit. Rappelle-toi que la colère et les agressions physiques à l’école peuvent avoir des conséquences sérieuses, comme les retenues et les suspensions.

Pour régler le conflit :

  • Éloigne-toi. Parfois, il ne faut que du temps et de l’espace pour régler un conflit.
  • Demande de l’aide. Demande à un tiers qui est neutre (par exemple, un ami commun ou un enseignant) de t’aider à trouver une solution.
  • Accepte les désaccords. Parfois, il n’est pas nécessaire de régler un conflit. S’il s’agit d’une divergence d’opinions, accepte de ne pas être d’accord et passe à autre chose.

La colère et l’agressivité sont souvent les premières choses que tu remarques lorsque quelqu’un te provoque. Les conflits sont stressants, c’est pourquoi il n’est pas surprenant que l’expérience d’un conflit ressemble beaucoup à du stress, avec des réactions telles :

  • sensation de chaleur;
  • étourdissements;
  • tension musculaire;
  • mal d’estomac;
  • palpitations;
  • mal de tête.

Ton corps peut avoir toutes ces réactions physiques en réponse aux émotions comme la colère, la frustration ou l’irritation. Les variations chimiques dans ton cerveau entraînent aussi d’autres changements subtils, comme une augmentation de la pression artérielle et du niveau de cortisol (l’hormone du « stress »). Le changement du niveau de cortisol te rend alerte et prêt à réagir aux situations stressantes.

Si tu sens que tu es toujours en colère ou prêt à te battre, c’est peut-être que ton corps se trouve trop souvent dans cet état de « prêt à l’action », ce qui est associé à des problèmes de santé à long terme comme le ralentissement de la croissance et la prise de poids.

Aimerais-tu lutter contre la colère?

Essaie ces trucs pour te calmer et sortir de cet état de « prêt à l’action ».

Relaxation musculaire progressive.
Il s’agit d’une technique qui permet d’entraîner tes muscles et ton esprit à travailler en coordination pour que tu puisses relâcher la tension musculaire lorsque tu es stressé. Le truc, c’est de pratiquer cette technique tous les jours lorsque tu es calme afin que cela devienne une seconde nature lorsque tu seras contrarié.

Voici comment faire :

  1. Inspire. Forme un poing avec ta main droite et contracte les muscles. Retiens ta respiration et serre le poing pendant 15 secondes.
  2. Expire. Relâche le poing et laisse ta main pendre mollement. Vide lentement tes poumons pendant 15 secondes.
  3. Respire normalement. Remarque la sensation dans ta main droite. Cette étape t’aidera, lorsque contrarié, à reconnaître le moment où tu auras atteint l’état « relaxé ».
  4. Refais l’exercice avec d’autres groupes musculaires, par exemple les épaules, les abdominaux, les orteils, les jambes et les fessiers.

Méditation.
La méditation consiste à être assis dans une position confortable et à prendre conscience de son corps et de sa respiration. Cette technique existe depuis des milliers d’années, passant d’une pratique spirituelle à une intervention médicale moderne. La communauté médicale a produit une littérature abondante à l’appui de la « pleine conscience », qui est un type de méditation consistant à avoir conscience de son propre corps. Les gens commencent généralement à pratiquer ce type de méditation avec une certaine forme d’accompagnement (une personne, une vidéo, un enregistrement ou même une application), puis progressent jusqu’à la pratiquer par eux-mêmes quand ils se sentent à l’aise. Voici quelques applications gratuites qui peuvent t’aider à t’y mettre :

Respiration en profondeur.
Les respirations lentes, profondes et contrôlées calment le système nerveux du corps. Cela signifie que les exercices de respiration peuvent faire diminuer ton rythme cardiaque et ta tension artérielle tout en faisant augmenter ton sentiment de sérénité. Certaines personnes aiment penser à un carré lorsqu’elles respirent en profondeur : elles inspirent pendant quatre secondes, elles retiennent leur respiration pendant quatre secondes, elles expirent pendant quatre secondes et elles attendent pendant quatre secondes avant de recommencer le processus. D’autres personnes trouvent utile d’avoir un repère visuel pour guider leur respiration. L’exercice interactif le ballon onsur le site Web de Jeunesse, J’écoute te montre la façon de respirer en profondeur et te guide tout au long de l’exercice.

Les désaccords avec des amis ou des camarades de classe sont un élément inévitable dans une journée. Dans certains cas, il est utile d’avoir des opinions différentes, tandis que dans d’autres cas ces opinions peuvent créer de réelles tensions. Voici quelques trucs pour éviter que le conflit ne dégénère, même quand tu n’es pas d’accord avec quelqu’un.

Les mots.
Les mots que tu choisis peuvent avoir un impact important sur la façon dont une personne réagira à tes propos. Un message positif, ou au moins neutre, aidera les autres à réfléchir à ce que tu as dit et à ne pas réagir trop rapidement. Par exemple, tu pourrais dire « Peut-on écouter quelque chose d’autre? » plutôt que « J’hais écouter ta musique. »

Le ton.
Si tu utilises des mots amicaux (ou neutres), mais que tu les dis de façon vraiment sarcastique, il se peut que tu te places dans une situation de conflit. Tout le monde aime se sentir respecté, et l’utilisation d’un ton neutre peut aider les gens à se concentrer sur ce que tu dis.

L’écoute.
Il arrive que les désaccords surviennent en raison d’une mauvaise communication; l’écoute attentive des autres peut t’aider à bien comprendre leurs propos. L’écoute est également un signe que tu respectes leur opinion; avec un peu de chance, ils te rendront la pareille!

Le moment.
Si tu commences une conversation sérieuse juste avant que la cloche des cours sonne, tu n’auras pas beaucoup de temps pour arranger les choses. Trouve un moment pour parler à l’autre personne où vous serez tous les deux capables de vous concentrer sur la conversation.

Le retrait.
Il y a des moments où, même si tu écoutes et que tu utilises un ton et des mots neutres, tu as quand même l’impression que l’autre personne est irrationnelle. Tu n’as pas à tolérer les cris, les jurons et les menaces. Éloigne-toi et trouve quelqu’un qui pourra servir de médiateur, comme un adulte ou un ami, ou attends que les choses se soient calmées avant d’aborder le sujet à nouveau.

Lorsque les choses en viennent aux mains

Une situation peut rapidement devenir hors de contrôle lorsque les émotions sont vives. Des gestes comme pousser, bousculer, donner des coups de pied, frapper et gifler sont tous des moyens physiques d’aggraver une dispute. Ces actes peuvent rapidement entraîner des conséquences sérieuses, puisque la majorité des écoles appliquent une politique de « tolérance zéro » en ce qui concerne la violence. Cela peut signifier des retenues, des suspensions ou même des expulsions pour ceux qui utilisent la violence à répétition. La police pourrait même intervenir. Si tu te sens TELLEMENT EN COLÈRE que tu voudrais faire du mal à quelqu’un, c’est le moment de t’éloigner et de te calmer. Trouve quelqu’un à qui tu peux parler de la situation ou un autre moyen de te défouler, comme l’activité physique.

Si quelqu’un te menace d’actions violentes ou est devenu violent, éloigne-toi et parles-en à un adulte en qui tu as confiance. Personne ne mérite de subir de la violence.

Les conflits avec les enseignants peuvent sembler différents de ceux avec les pairs. Il peut être difficile d’aborder un enseignant ou un directeur lorsque tu as l’impression que quelque chose n’est pas correct ou est injuste, puisque ces personnes sont dans une position de pouvoir et d’autorité. Alors il peut être difficile pour certains gars de s’exprimer lorsqu’ils ont un problème. Mais il est important que ta voix soit entendue! Si tu penses avoir été traité de façon injuste ou qu’une erreur a été commise, tu as le droit de te défendre et d’en discuter.

Différence dans la façon de réagir à l’injustice chez les gars et les filles

Bien que cela reste différent pour chacun, beaucoup de gars remarquent qu’ils se mettent en colère lorsque quelque chose est injuste, alors que les filles vont plus souvent être tristes. La tristesse attire la sympathie et la compréhension, tandis que la colère peut ouvrir la porte aux conflits. Tout comme pour les conflits avec les pairs, le choix des mots, le ton, le moment et l’écoute joueront un rôle important dans la façon dont le conflit sera réglé. Essaie d’aborder ton enseignant lorsqu’il ne semble pas trop occupé et utilise une voix calme et tranquille. Les neurosciences ont démontré que les gens reproduisent souvent les émotions des autres, c’est pourquoi il y a plus de chances que la conversation reste calme si tu adoptes un ton serein.

Mais ce n’était pas moi!

Il arrive que tu te retrouves au mauvais endroit au mauvais moment. Tu reçois alors le blâme pour quelque chose que tu n’as pas fait ou dit, et il est parfaitement compréhensible que cela te mette en colère. Essaie de rester calme. Prends quelques respirations profondes et essaie d’adopter un ton neutre. Si c’est impossible, il vaut mieux ne rien dire du tout et d’essayer de régler la situation plus tard lorsque tu auras eu le temps de te calmer.


Clavardage en direct

La discussion (clavardage) ci-dessous est une transcription fictive basée sur de vraies situations.